Consécration de la France à la Sainte Vierge

 Consécration de la France à la Sainte Vierge

 


 

Ô Vierge Sainte !

Vous avez toujours si spécialement protégé la France.

Tant de monuments nous attestent combien elle vous a toujours été chère ;

et à présent qu'elle est malheureuse, et plus malheureuse que jamais, elle semble vous être devenue étrangère.

Il est vrai qu'elle est bien coupable.

Mais tant d'autres fois elle le fut, et vous lui avez obtenu son pardon.

D'où vient donc aujourd'hui que vous ne parliez plus en sa faveur ?

Car si vous disiez seulement à votre Divin Fils : "Ils sont accablés de maux", bientôt nous cesserions de l'être.

Qu'attendez-vous donc, ô Vierge Sainte ?

Qu'attendez-vous, pour faire changer notre malheureux sort ?

Ah ! Dieu veut peut-être qu'il soit renouvelé pour nous, le vœu que fit un de nos rois pour Vous consacrer la France...

Eh bien ! ô Marie, ô très sainte Mère de Jésus-Christ, nous Vous la vouons, nous Vous la consacrons de nouveau !

Si cet acte particulier pouvait être le prélude d'un renouvellement plus solennel et public... Ou si plutôt elle pouvait retentir depuis ceux qui la représentent jusqu'aux extrémités du pays, cette parole qui lui a attiré tant de bénédictions.

Vierge Sainte, nous nous vouons tous à Vous, mais le désir que nous en avons ne peut-il pas y suppléer ?

Nous Vous en prions, ô Vierge Sainte !

Nous Vous en conjurons !

Nous l'espérons et, dans cette confiance, nous Vous rendons la France toute entière.

Reprenez, ô Vierge Sainte, vos premiers droits sur elle ;

rendez-lui la Foi,

rendez-lui votre ancienne protection,

rendez-lui la paix.

Rendez-lui, rendez-lui Jésus-Christ qu'elle semble avoir perdu.

Enfin que la France, de nouveau adoptée par Vous, redevienne tout entier le royaume de Jésus-Christ.

Ainsi soit-il 

(Le texte original de cette consécration à la Sainte Vierge a été trouvé dans un portefeuille de Madame Élisabeth, sœur du roi Louis XVI, lors d'une perquisition aux Tuileries. Elle est reproduite ici avec quelques adaptations nécessaires au contexte contemporain, pour la récitation privée) 

 

 






 


 

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